Rapport sur le travail dans le monde 2000. Sécurité du revenu et protection sociale dans un monde en mutation.

Drawing on worldwide data, examines the role played by social protection in supporting, supplementing and replacing market incomes in the event of old age, incapacity for work, bearing and raising children, and unemployment.

Rapport sur le travail dans le monde 2000, qui est l'une des publications vedettes du Bureau international du Travail, étudie le contexte changeant dans lequel femmes et hommes s'efforcent d'assurer la sécurité de leurs revenus, pour eux-mêmes et pour leurs familles. A partir de données détaillées concernant le monde entier, il analyse l'impact de la mondialisation et de la libéralisation ainsi que le rôle capital que joue la protection sociale en soutenant, complétant ou remplaçant les revenus que procure le marché.

Ce rapport fait ressortir les facteurs que contribuent à aggraver l'insécurité de beaucoup de gens en matière de revenus. Il analyse les effets de la montée du chômage et du sous-emploi ainsi que des évolutions du marché du travail qui condamnent un nombre croissant de travailleurs et plus encore de travailleuses à de bas salaires et à des conditions précaires. D'autres facteurs sont également analysés, par exemple l'évolution des structures familiales et les tendances démographiques qui ont fait naître de nouveaux besoins et imposé de nouvelles contraintes.

Cette ambitieuse étude examine les mesures actuelles de protection du revenu qui permettent de parer à différentes situations - vieillesse, incapacité de travail, maternité, chômage, etc. Elle aborde aussi la question des soins de santé dont l'absence a pour effet que beaucoup d'habitants du monde en développement sont dans l'incapacité de gagner leur vie - ainsi que des filets de sécurité sociale tels que l'assistance sociale.

Le rapport met l'accent sur la relation directe qu'il y a entre protection sociale et travail décent, comme l'a souligné Juan Somavia, Directeur général du BIT, dans son premier rapport à la Conférence internationale du Travail en 1999.

Le rapport constate que l'impact positif de la protection sociale sur l'économie a souvent été négligé et que cet impact pourrait être encore plus grand si les politiques visant la protection sociale, le marché du travail et la lutte contre la pauvreté étaient mieux coordonnés. Il examine les perspectives d'avenir, maintenant que beaucoup de régimes de sécurité sociale font l'objet de réformes, et met en garde contre les conséquences du développement des fonds de pension pour la stabilité des marchés financiers mondiaux. La priorité des priorités, conclut le rapport, doit être donnée - par la société civile tout autant que par l'Etat - à la recherche des moyens les plus efficaces d'assurer la protection sociale de tous ceux - et c'est le plus grand nombre - qui ne sont pas encore protégés.