Programme "Travailler mieux"

Les investisseurs internationaux soutiennent l’industrie textile d’Haïti

Travailler mieux, un programme de partenariat unique entre l’Organisation internationale du Travail (OIT) et la Société financière internationale (SFI), a récemment organisé le premier forum d’investisseurs internationaux de l’histoire à Haïti, dans le cadre d’un nouveau projet destiné à créer des emplois et favoriser le développement durable et des pratiques sociales responsables dans l’industrie textile du pays.

Actualité | 7 octobre 2009

PORT AU PRINCE, Haïti (Nouvelles du BIT) – Travailler mieux, un programme de partenariat unique entre l’Organisation internationale du Travail (OIT) et la Société financière internationale (SFI), a récemment organisé le premier forum d’investisseurs internationaux de l’histoire à Haïti, dans le cadre d’un nouveau projet destiné à créer des emplois et favoriser le développement durable et des pratiques sociales responsables dans l’industrie textile du pays.

Plus de 70 délégués représentant les acheteurs internationaux du secteur textile, les fournisseurs haïtiens, les organisations de travailleurs et d’employeurs, le gouvernement haïtien, le ministère du Travail des Etats-Unis, le représentant commercial des Etats-Unis et la Commission CTMO Hope, entre autres, ont assisté au forum.

Les participants au forum ont exprimé leur soutien à Travailler mieux Haïti; ils ont souligné l’importance des pratiques sociales responsables pour renforcer la compétitivité de l’industrie textile d’Haïti. Dans une déclaration commune, les bailleurs présents ont fait part de «leur conviction et de leur espoir que l’alliance de Hope II et de Travailler mieux serait source de bénéfices économiques durables pour Haïti».

Travailler mieux Haïti, financé par le ministère américain du Travail, est mis en œuvre dans le cadre de la législation Hope II (sigle anglais désignant des mesures d’encouragement aux partenariats avec Haïti: Haitian Hemispheric Opportunity through Partnership Encouragement), approuvée par le Congrès américain l’an dernier. Hope II exempte de droits de douane l’entrée de certains produits sur le marché américain et prévoit des dispositions pour améliorer les conditions de travail. L’initiative Hope II est censée créer des milliers d’emplois en Haïti.

«La mise en place de Travailler mieux en Haïti constitue une excellente occasion de soutenir des pratiques sociales responsables dans l’industrie textile à travers une coopération étroite des investisseurs internationaux, des producteurs locaux, des syndicats et du gouvernement», affirme Ros Harvey, Directrice du programme mondial Travailler mieux. «Grâce à cette coopération et en gérant d’autres questions comme la bonne gouvernance, des infrastructures solides, une main-d’œuvre qualifiée et un environnement stable, Travailler mieux va jouer un grand rôle pour déterminer la pérennité du secteur haïtien du textile et de l’habillement».

S’adressant aux dirigeants d’entreprises internationales parrainées par la Banque interaméricaine de développement (BIAD), l’ancien Président américain Bill Clinton, actuellement Envoyé spécial de l’ONU à Haïti, a fait référence au programme Travailler mieux en déclarant: «L’OIT, s’appuyant sur le succès remporté au Cambodge avec le doublement des effectifs dans le secteur textile, fait équipe avec la SFI pour procéder de la même manière ici. Les fabricants textile, l’OIT et le gouvernement haïtien travaillent ensemble pour se conformer aux principes directeurs de l’OIT et pour garantir le respect des droits des travailleurs».

L’industrie textile en Haïti emploie 21 000 travailleurs dans 30 usines, ce qui représente 8 pour cent de l’emploi dans l’ensemble du secteur formel du pays.

Contacts:

En Haïti:

Richard Lavallée
Directeur de programme – Travailler mieux Haïti
Lavallee@betterwork.org
Tél: +509 38 32 83 37

A Genève:

Corinne Perthuis
Département de la communication du BIT
Perthuis@ilo.org
Tél: +41 79 593 14 91

A propos de Travailler mieux

Travailler mieux, partenariat unique entre l’Organisation internationale du Travail (OIT) et la Société financière internationale (SFI), a pour but d’améliorer les normes du travail et la compétitivité dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Il est axé sur des solutions évolutives et durables qui cimentent la coopération entre gouvernement, organisations d’employeurs et de travailleurs, et investisseurs internationaux. En Haïti, le programme est soutenu par le ministère américain du Travail. A l’échelle mondiale, le programme Travailler mieux est financé par les gouvernements des Pays-Bas, d’Allemagne, de Suisse, d’Irlande, du Japon, de Norvège, du Luxembourg, d’Italie et de Nouvelle-Zélande. Les programmes par pays de Travailler mieux sont soutenus par les gouvernements des Etats-Unis, de Jordanie, d’Australie, du Canada, de l’Union européenne, de Finlande, d’Irlande, du Japon, de Nouvelle-Zélande, des Pays-Bas, de Norvège, de Suède et de Suisse. Pour plus d’informations, veuillez consulter www.betterwork.org

A propos de l’OIT

L’Organisation internationale du Travail (OIT), créée en 1919 par le Traité de Versailles, est devenue la première agence spécialisée du système des Nations Unies en 1946. Grâce à la formulation et au suivi des normes internationales du travail, elle offre un cadre pour la législation nationale du travail et son application dans presque tous les pays. Le budget total de l’OIT pour 2006-07 était d’un peu plus de 900 millions de dollars américains, comprenant un budget ordinaire de 594 millions de dollars, plus 306 millions de fonds extrabudgétaires liés à des projets de coopération technique. Pour plus d’informations, veuillez consulter www.ilo.org.

A propos de la SFI

La SFI, qui fait partie du Groupe de la Banque mondiale, offre aux populations des possibilités d’échapper à la pauvreté et d’améliorer leur vie. Elle favorise une croissance économique durable dans les pays en développement en facilitant l’essor du secteur privé, en mobilisant des capitaux privés, en fournissant des services de conseil et de gestion des risques aux entreprises et aux gouvernements. Ses derniers investissements se sont montés à 16,2 milliards de dollars au cours de l’année fiscale 2008, une hausse de 34 pour cent par rapport à l’année précédente. Davantage d’informations sur www.ifc.org