SOK KENG, OU LE TRAVAIL DES ENFANTS AU CAMBODGE

Date de parution: 20 décembre 2005 |

Cette carrière située à la périphérie de Phnom Penh constitue la seule source de revenu pour la plupart des familles qui habitent ici. Le travail est exténuant et mal payé, mais Sok Keng savait depuis toute jeune qu’elle devrait travailler pour faire vivre sa famille. Comme elle était trop petite pour être employée à la carrière, elle est allée à l’usine d’à côté pour se faire embaucher.

Sok Keng

Quand je suis allée me présenter pour travailler comme ouvrière textile, je n’ai pas osé leur avouer mon âge. J’avais trop peur qu’ils ne me prennent pas.

Au Cambodge, l’industrie vestimentaire, qui exporte plus d’un milliard de dollars par an, joue un rôle décisif dans la reconstruction de l’économie nationale. Elle emploie quelque 200 000 personnes, principalement des femmes, qui, grâce à leur salaire, font vivre toute leur famille. Ici, les salaires sont plus élevés qu’ailleurs et c’est pour cela que des jeunes filles comme Sok Keng falsifient leurs papiers d’identité pour se faire embaucher.

Sok Keng

Quand je suis allée me présenter pour travailler comme ouvrière textile, je n’ai pas osé leur avouer mon âge. J’avais trop peur qu’ils ne me prennent pas.

Au Cambodge, l’industrie vestimentaire, qui exporte plus d’un milliard de dollars par an, joue un rôle décisif dans la reconstruction de l’économie nationale. Elle emploie quelque 200 000 personnes, principalement des femmes, qui, grâce à leur salaire, font vivre toute leur famille. Ici, les salaires sont plus élevés qu’ailleurs et c’est pour cela que des jeunes filles comme Sok Keng falsifient leurs papiers d’identité pour se faire embaucher.

Au Cambodge, l’industrie vestimentaire, qui exporte plus d’un milliard de dollars par an, joue un rôle décisif dans la reconstruction de l’économie nationale. Elle emploie quelque 200 000 personnes, principalement des femmes, qui, grâce à leur salaire, font vivre toute leur famille. Ici, les salaires sont plus élevés qu’ailleurs et c’est pour cela que des jeunes filles comme Sok Keng falsifient leurs papiers d’identité pour se faire embaucher.

Chea Sophal, assistante du Projet de l’OIT

Elles font cela parce que le revenu de leur famille est très bas. Alors, pour apporter un peu d’argent à la maison, elles mentent sur leur âge dans l’espoir de trouver un travail.

Dans le cadre d’un partenariat unique avec le gouvernement et les employeurs cambodgiens, l’Organisation internationale du Travail collabore avec ces entreprises textiles pour les aider à appliquer la législation nationale du travail. Des inspecteurs formés par l’OIT repèrent dans les usines les ouvrières comme Sok Keng qui n’ont pas l’âge légal pour travailler et les placent dans un des centres de formation créés dans les villages voisins.

Chea Sophal, assistante du Projet de l’OIT

Elles font cela parce que le revenu de leur famille est très bas. Alors, pour apporter un peu d’argent à la maison, elles mentent sur leur âge dans l’espoir de trouver un travail.

Dans le cadre d’un partenariat unique avec le gouvernement et les employeurs cambodgiens, l’Organisation internationale du Travail collabore avec ces entreprises textiles pour les aider à appliquer la législation nationale du travail. Des inspecteurs formés par l’OIT repèrent dans les usines les ouvrières comme Sok Keng qui n’ont pas l’âge légal pour travailler et les placent dans un des centres de formation créés dans les villages voisins.

Dans le cadre d’un partenariat unique avec le gouvernement et les employeurs cambodgiens, l’Organisation internationale du Travail collabore avec ces entreprises textiles pour les aider à appliquer la législation nationale du travail. Des inspecteurs formés par l’OIT repèrent dans les usines les ouvrières comme Sok Keng qui n’ont pas l’âge légal pour travailler et les placent dans un des centres de formation créés dans les villages voisins.

Dans ces centres, les jeunes filles acquièrent des compétences qui, lorsqu’elles auront atteint l’âge minimum pour travailler, leur permettront d’obtenir un emploi de qualité dans cette industrie en plein essor. Cette solution convient à tout le monde.

Dans ces centres, les jeunes filles acquièrent des compétences qui, lorsqu’elles auront atteint l’âge minimum pour travailler, leur permettront d’obtenir un emploi de qualité dans cette industrie en plein essor. Cette solution convient à tout le monde.

Gérant de l’usine de confection de vêtements

Il y a deux aspects à prendre en compte: d’abord, nous appliquons la loi et nous aidons ces jeunes à améliorer leur niveau de vie et, ensuite, d’un point de vue strictement économique, nous favorisons la hausse de la productivité.

Ce système de surveillance instauré par l’OIT a permis d’éliminer quasi totalement le travail des enfants dans l’industrie textile cambodgienne. De plus, il a permis de contrôler les conditions de travail, de faire respecter les droits des travailleurs et de prévenir les violations de droits syndicaux, qui, en fin de compte, nuisent à la rentabilité de l’usine.

Gérant de l’usine de confection de vêtements

Il y a deux aspects à prendre en compte: d’abord, nous appliquons la loi et nous aidons ces jeunes à améliorer leur niveau de vie et, ensuite, d’un point de vue strictement économique, nous favorisons la hausse de la productivité.

Ce système de surveillance instauré par l’OIT a permis d’éliminer quasi totalement le travail des enfants dans l’industrie textile cambodgienne. De plus, il a permis de contrôler les conditions de travail, de faire respecter les droits des travailleurs et de prévenir les violations de droits syndicaux, qui, en fin de compte, nuisent à la rentabilité de l’usine.

Ce système de surveillance instauré par l’OIT a permis d’éliminer quasi totalement le travail des enfants dans l’industrie textile cambodgienne. De plus, il a permis de contrôler les conditions de travail, de faire respecter les droits des travailleurs et de prévenir les violations de droits syndicaux, qui, en fin de compte, nuisent à la rentabilité de l’usine.

Pour Sok Keng, ce qui compte c’est de savoir qu’elle pourra désormais rapporter de l’argent à la maison et peut-être, un jour, monter son propre atelier de confection.

Pour Sok Keng, ce qui compte c’est de savoir qu’elle pourra désormais rapporter de l’argent à la maison et peut-être, un jour, monter son propre atelier de confection.