Comment les normes internationales du travail sont-elles promues dans les politiques commerciales et les accords commerciaux?

Actualité | 20 mai 2019
Marva Corley-Coulibaly, chef de l'unité Mondialisation, compétitivité et normes du travail au sein du Département de la recherche de l’OIT, a participé à un évènement sur l’Accord global UE-Mexique modernisé.

Son intervention portait sur les moyens de promouvoir les normes internationales du travail par le biais de la politique commerciale et d'accords commerciaux spécifiques, tels que l'accord global UE-Mexique.

Les pays partenaires utilisent les dispositions relatives au travail dans les accords commerciaux pour établir les conditions-cadres du travail décent. Ils constituent un outil de gouvernance et font référence aux engagements pris dans un accord commercial en matière de travail, mais ils constituent également un outil de coopération pour le dialogue sur les questions relatives au travail, ainsi que pour le renforcement des capacités d'institutions essentielles.

L'accord commercial UE-Mexique fait référence à la Déclaration de l'OIT de 1998 sur les principes et droits fondamentaux au travail, à l'Agenda du travail décent de l'OIT, à la Déclaration de l'OIT de 2008 sur la justice sociale pour une mondialisation équitable et à la ratification et à l'application effectives des Conventions fondamentales de l'OIT. Certains changements importants ont été apportés à l'accord, notamment l'ajout d'éléments de sécurité et de santé au travail ainsi que des services d'inspection du travail.

Mme Corley-Coulibaly a également expliqué comment l'OIT collabore avec les pays partenaires dans le cadre d'accords commerciaux en fournissant une assistance technique et en renforçant leur capacité à respecter les obligations liées aux dispositions relatives au travail. Dans le cas du Mexique, les moyens d'action de l'OIT ainsi que le levier du commerce ont favorisé les réformes du travail récemment adoptées qui garantissent une représentation collective légitime, conformément à la ratification de la Convention sur le droit d'organisation et de négociation collective, 1949 (N° 98).

Enfin, le mécanisme de contrôle de l’OIT assure le suivi de certaines pratiques de travail dans les pays partenaires, notamment le respect des conventions fondamentales.