Migration de main-d’œuvre

Liberté syndicale et négociation collective : quels droits pour les travailleurs migrants?

Les droits à la liberté syndicale et à la négociation collective (LSNC) sont des droits fondamentaux de portée universelle qui devraient bénéficier à tous les travailleurs – y compris les travailleurs migrants. Le dernier rapport de l’OIT décrit les défis spécifiques auxquels les travailleurs migrants font face dans l’exercice de ces droits, clarifie les attentes des instruments internationaux, soutient les efforts visant à perfectionner les lois et règlements et fournit des conseils sur la manière de dépasser les obstacles pratiques courants à la pleine jouissance des droits LSNC par les travailleurs migrants.

Le rapport de l’OIT intitulé « Liberté syndicale et négociation collective : quels droits pour les travailleurs migrants ? » soutient les efforts visant à perfectionner les lois et régulations afin de promouvoir les droits LSNC des travailleurs migrants. Il décrit les défis spécifiques auxquels font face les travailleurs et travailleuses migrants et clarifie les attendus des instruments internationaux. Le rapport identifie les types d’exclusions spécifiques et les restrictions qui existent à la jouissance des droits LSNC pour les travailleurs migrants. Enfin, il fournit des conseils afin d’aider à dépasser les obstacles pratiques courants à l’exercice plein et entier des droits LSNC au travail, comme les obstacles légaux, culturels, de genre, ou encore la discrimination.

S'appuyant entre autres sur les résultats d’une enquête syndicale portant sur les perspectives et les expériences des fédérations syndicales à travers le monde, le rapport fournit un état des lieux des obstacles rencontrés et partage des exemples de bonnes pratiques quant à la promotion des droits LSNC des travailleurs migrants. Il souligne l’importance de la coopération transnationale entre syndicats et le réseautage afin de soutenir les travailleurs migrants dans l’exercice de leurs droits.

Le rapport appelle à des stratégies d’organisation spécifiques pour les travailleuses migrantes en fonction de la prévalence des inégalités de genres et des secteurs concernés. Il encourage le développement d’institutions étatiques robustes comme l’inspection du travail, ce afin de garantir la reconnaissance effective des droits des travailleurs migrants et de souligner l’importance de l’accessibilité à la justice. Le rapport reconnaît qu’il n’y a pas de stratégie unique et prête à l’emploi afin de promouvoir et d’implémenter en pratique les droits LSNC des travailleurs migrants.