Note d’orientation concernant les points focaux pour l’égalité entre hommes et femmes de l’OIT

Le réseau pour l’égalité entre hommes et femmes de l’OIT se compose de spécialistes répartis/ies dans plusieurs bureaux régionaux de l’OIT et de coordonnateurs/coordinatrices pour chaque secteur du BIT. Les points focaux pour l’égalité entre hommes et femmes sont présents dans tous les départements, services, unités ainsi que dans les bureaux régionaux. Le réseau compte environ 120 femmes et hommes et est coordonné par le Bureau pour l’égalité entre hommes et femmes (GENDER).

Ce réseau international s’emploie à contribuer à la réalisation de l’objectif principal de l’OIT, qui est de permettre à chaque femme et chaque homme d’accéder à un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité. Le réseau vise à faire de l’égalité de genre un élément critique de la réalisation des grandes orientations de l’OIT en identifiant les moyens stratégiques permettant de mettre en valeur et d’incorporer les questions d’égalité dans les objectifs de l’Organisation, comme dans ses produits phares et dans ses activités principales.

Rôle des points focaux pour l’égalité entre hommes et femmes

Le rôle principal d’un point focal est d’agir comme « catalyseur » pour stimuler le processus d’intégration des questions d’égalité de genre dans un bureau ou un service. Si les points focaux peuvent être directement concernés par la mise en oeuvre d’activités portant sur l’égalité de genre, y compris avec les mandants, leur contribution doit être axée principalement sur leur rôle d’aide aux collègues et au management. Ce point est essentiel car il permet d’éviter que les activités liées aux questions de genre soient affectées uniquement aux points focaux.

Questions administratives

Désignation des points focaux pour l’égalité entre hommes et femmes
La personne responsable du département, service ou de l’unité est chargée de la nomination d’un point focal ou d’une équipe de points focaux pour l’égalité entre hommes et femmes. Au siège, il est utile de consulter GED et les coordonnateurs/coordinatrices, tandis que dans les bureaux extérieurs on peut s’adresser aux spécialistes régionaux. GED doit être informé par le directeur concerné de la désignation d’un point focal ou d’une équipe de points focaux, de façon à ce que des informations, instructions et autres moyens de soutien nécessaires puissent être fournis en temps opportun.

La fonction de point focal peut faire l’objet d’un roulement tous les deux ans de façon à partager la responsabilité avec davantage de collègues. Il faut s’efforcer d’établir une alternance entre hommes et femmes, y compris avec celles ou ceux occupant des postes supérieurs. Une équipe de points focaux peut être envisagée dans les bureaux ou services importants, ce qui permet la mixité de genre, d’âge et de statut hiérarchique. Par exemple, il peut y avoir un membre de l’équipe qui se charge des questions de budget et programmation, et un autre, des questions de substance.

Affectation de temps et de ressources
Le responsable du service doit s’assurer que le point focal bénéficie de temps, de conditions et de ressources financières suffisants pour pouvoir mener à bien les tâches requises. Il est également important que les managers gardent à l’esprit que ces fonctions ne doivent pas se surajouter à une charge de travail déjà complète.

Activités et renforcement des capacités
Le point focal devrait pouvoir participer aux réunions et aux processus de décision liés à la programmation des activités du département, service ou de l’unité, car il s’agit-là de points de départ essentiels pour l’intégration de la dimension genre. Le travail qui s’y rattache doit être inclus dans le plan de travail du point focal et être reflété comme objectif convenu dans le rapport d’évaluation du comportement professionnel. Il doit aussi avoir la possibilité d’acquérir une expertise en matière de concepts de genre, d’analyse par sexe et d’autres compétences requises pour ce travail. Le chef responsable du point focal, ainsi que le Département du développement des ressources humaines et GED ont un rôle à jouer à cet égard, par exemple pour le partage des coûts, la mise à disposition des outils et l’affectation de temps pour la formation.