Consolider la réponse du monde du travail au VIH/sida: Renforcement des capacités et assistance technique

Donateurs/mécanismes de financement

Fonds de l’OPEP pour le développement international
Le programme couvre onze pays: Libéria, Sierra Leone, Kenya, Ethiopie, Sénégal, Honduras, Nicaragua, Bolivie, Paraguay, Guyana et Haïti.

Objectifs: Une réponse sectorielle complète intégrée à la réponse nationale globale est en place pour intensifier les programmes sur le VIH/sida dans les pays retenus. Le respect des lois et politiques idoines garantit que le cadre juridique et politique en place protège les droits des travailleurs et travailleuses affectés et de leur famille. Des actions efficaces de prévention et de réduction de l’impact dans l’économie formelle et informelle sont conçues et mises en œuvre dans les pays retenus.

Contexte:
Selon le Rapport 2008 de l’ONUSIDA sur l’épidémie mondiale de sida, la prévention des nouvelles infections par le VIH dans plusieurs pays très touchés a donné des résultats substantiels. La volonté et les efforts combinés des gouvernements, des donateurs, de la société civile et des communautés affectées ont fait la différence. L’un des principaux messages de ce rapport, c’est que si le VIH a réduit l’espérance de vie, ralenti la croissance économique et aggravé la pauvreté des ménages, il a également renforcé la prise de conscience mondiale quant aux disparités en termes de santé et permis la mise en commun de moyens pour y faire face.

Cependant, si l’épidémie mondiale s’est stabilisée en termes de personnes infectées (prévalence), le nombre total de personnes vivant avec le VIH a augmenté ; on en dénombre 33 millions et près de 7 500 nouvelles infections sont diagnostiquées chaque jour. Selon le rapport, certains pays seront en mesure d’atteindre les objectifs à l’horizon 2010 de la Déclaration d’engagement de l’UNGASS sur le VIH/sida de 2001 mais beaucoup ne parviendront pas à réaliser l’accès universel.

Résumé: Dans ce contexte, le projet s’intéresse aux facteurs socio-économiques qui augmentent les risques et les vulnérabilités liés au VIH dans des secteurs économiques spécifiques, pour concevoir des interventions ciblées qui combineront développement institutionnel et action sur le lieu de travail.

Pour faire face au problème (risque et vulnérabilités liés au VIH élevés dans des secteurs économiques spécifiques), le programme s‘attache à certaines de ses causes premières:

  • des niveaux élevés de stigmatisation et de discrimination sur les lieux de travail (économie formelle et informelle) qui dissuadent les personnes de révéler leur statut et de se faire soigner, et sapent les efforts de prévention;
  • la pauvreté et l’exclusion sociale qui exacerbent l’impact du VIH/sida et compromettent la capacité des personnes à répondre au VIH/sida;
  • la faiblesse des réponses multisectorielles au niveau des pays qui engendre des interventions ad hoc et isolées s’attachant aux symptômes mais pas aux problèmes fondamentaux et qui ne sont pas viables;
  • la récente crise économique, qui pousse de nombreux travailleurs vers l’économie informelle et renforce leur vulnérabilité au VIH/sida. Cela justifie le rôle moteur que joue l’Organisation internationale du Travail pour soutenir les programmes s’attaquant aux vulnérabilités liées au VIH/sida et à la pauvreté des travailleurs du secteur informel.