Intégrer la tuberculose dans les politiques et programmes sur le VIH/sida sur le lieu de travail

    Mécanisme de financement: Fonds d'accélération programmatique (FAP), ONUSIDA

    Budget du projet:
    75 000 dollars des Etats-Unis

Objectifs

  • Améliorer les connaissances des travailleurs et des responsables concernant la tuberculose;
  • Améliorer la qualité de vie des personnes infectées et affectées en assurant une prise en charge appropriée et en renforçant les activités de prévention et de contrôle de la tuberculose;
  • Freiner la propagation de la tuberculose multirésistante et de la tuberculose ultra-résistante sur le lieu de travail;
  • Renforcer le partenariat pour s’assurer qu’il existe des liens et des systèmes d’orientation appropriés.

Activités principales


    Le Kenya compte 1,4 million de personnes vivant avec le VIH et 9,6 pour cent des adultes infectés par ce virus sont plus susceptibles de contracter la tuberculose, alors que ce taux n’est que de 1,8 pour cent chez les adultes non infectés par le VIH (KAIS, 2007). Le VIH et la tuberculose affectent surtout la tranche d’âge la plus productive de la population et ont grandement altéré le tissu socio-économique du pays. Le Kenya se classe 13e sur la liste des 22 pays du monde à forte charge de morbidité liée à la tuberculose et c’est le cinquième pays africain le plus touché par cette maladie. Selon le Rapport 2009 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde de l’Organisation mondiale de la Santé, plus de 132 000 nouveaux cas de tuberculose (toutes formes confondues) avaient été diagnostiqués dans le pays cette année-là et la maladie avait une incidence sur 63 000 personnes vivant avec le VIH. L’émergence de la tuberculose multirésistante et de la tuberculose ultra-résistante est inquiétante et aggrave encore la situation.

    A l’échelle du globe, la tuberculose entraîne une baisse de la productivité des travailleurs représentant chaque année 12 milliards de dollars des Etats-Unis. Les travailleurs infectés peuvent perdre en moyenne trois à quatre mois de temps de travail. Cependant, la mise en œuvre de programmes sur la tuberculose et le VIH sur le lieu de travail, qui inclut des campagnes de sensibilisation, la prévention, le traitement, la prise en charge et le soutien, réduira l’impact de la maladie à très court terme et améliorera sur le long terme la santé des travailleurs et la productivité des entreprises, ce qui entraînera des économies nettes (GHI, 2008).

    Les activités principales incluent:

  • Une enquête de référence sur l’état des programmes sur le lieu de travail;
  • L’élaboration d’un programme et d’une politique relatifs au lieu de travail;
  • Le renforcement des capacités et la communication pour le changement de comportement sur le lieu de travail.