Conférence Africaine sur les migrations de Main-d'oeuvre

L’OIT et la CUA ont organisé la 1ère Conférence Africaine sur les Migrations de Main-d’œuvre

L’Appel de l'Afrique à une action et position communes pour protéger les droits des travailleurs et travailleuses migrantes au cœur de cette conférence

 
 

Elle vise à mettre en œuvre des politiques appropriées et des actions pratiques en utilisant une approche régionale pour relever les défis communs auxquels sont confrontés les travailleurs et travailleuses migrants.

Principales conclusions de la Conférence

La conférence a abouti à des recommandations clés visant à façonner un avenir plus sûr pour les travailleurs migrants africains.
Les participants ont exprimé leur inquiétude face aux violations des droits de l'homme, aux risques de protection, aux déficits de travail décent et aux injustices auxquels sont confrontés les travailleurs migrants, en particulier les travailleuses migrantes, sur le continent et au-delà.

Une des principales conclusions de cette première Conférence Africaine est l’Appel à l'action pour :

• Élaborer des solutions communes aux défis communs auxquels sont confrontés les travailleurs migrants africains sur le continent africain et au-delà ;
• Accélérer la ratification et la mise en œuvre du protocole de l'Union Africaine au Traité instituant la Communauté Économique Africaine relatif à la Libre Circulation des Personnes, au Droit de Résidence et au Droit d'Établissement (Protocole de l'UA sur la Libre Circulation) et de tous les Protocoles Régionaux sur la Libre Circulation.

Des recommandations en 40 points mettant l’accent sur :

  •  La nécessité de fluidifier les Accords Bilatéraux de Travail (ABT)
  •  Le recrutement équitable
  •   Dimension sexospécifique de la migration de main-d'œuvre
  •  L'extension de la protection sociale aux travailleurs migrants
  •  Le développement et la reconnaissance des compétences
  •   Le renforcement du dialogue et de la coopération intrarégionale et inter-régional.
En outre, l'organisation régulière de l'ALMC sur une base tripartite, précédée d'une réunion bipartite des partenaires sociaux et suivie d'une réunion ministérielle tous les deux ans, y compris la mise en place d'un système de suivi pour évaluer la mise en œuvre des décisions et des points d'action de la conférence figure au nombre de ces recommandations.

Pays et institutions participants

Les participants à la Conférence sont des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs de certains pays africains et des CERs qui se sont engagés de manière substantielle sur des questions relatives à la gouvernance des migrations de main-d'œuvre dans la région et vers d'autres régions:
  1. Délégations tripartites des pays participants : Cameroun, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Kenya, Malawi, Maroc, Nigeria, Somalie, Soudan du Sud, Ouganda, Tunisie, Égypte, Tanzanie, Tchad ;
  2. Communautés Économiques Régionales participantes : CAE, CEDEAO, IGAD, SADC, CEEAC, COMESA, CENSAD, UMA ;
  3. Organisations régionales de partenaires sociaux : OIE, CSI Afrique, OATUU ;
  4. Communauté des donateurs ;
  5. Délégations de l'OIT, de la CUA, de l'OIM, des OSL et de la CEA.

Contexte

La conférence se tient dans un contexte où les migrations de la main-d'œuvre à l'intérieur et en provenance du continent africain sont dynamiques, en augmentation et façonnée par une combinaison de facteurs - évolutions démographiques, réalités économiques et du marché du travail, facteurs culturels, environnementaux et sécuritaires. La nature dynamique et croissante des flux migratoires démontre que les pays peuvent servir de pays d'origine, de transit et de destination selon les différents flux. Les migrants à la recherche de marchés du travail attractifs et d'opportunités économiques, les demandeurs d'asile et les personnes déplacées de force empruntent souvent les mêmes itinéraires de migration, créant ainsi une dynamique unique de migration mixte. La migration de la main-d'œuvre en Afrique est essentiellement intrarégionale (80 %).